vendredi 25 novembre 2011
Hier, aujourd'hui ou demain ?
il s'agirait, en résumé, d'un assemblage hétérogène et contradictoire de personnes 1/ dont l'idéal se trouve dans le passé (les syndicalistes staliniens), 2/ qui sont révoltées et ne vivent que dans le refus du présent (indignés, sans espoir et sans projet), 3/ des utopistes qui ne vivent que pour un futur radieux (révolutionnaires et autres idéologisés gauchistes). Ces 3 groupes seraient fondamentalement incompatibles, et tous seraient déconnectés de la réalité.
Je me pose alors la question : ne peut-on donc pas à la fois 1/regretter un passé moins difficile et résister le plus possible à la destruction systématique de l'espoir et des conditions de vie et de travail, 2/ être révolté par la situation présente et être indigné par la manière dont ceux qui ont le pouvoir mentent et jouent avec la vie des gens considérés comme de simples variables d'ajustements économiques, 3/ avoir pour horizon idéal une société qui ne serait pas dictée par les besoins incommensurables du porte-monnaie capitaliste mais plutôt par un respect strict de la dignité humaine et des valeurs de liberté, égalité, fraternité... ?
Aie aie aie aie...
C'est fou comme c'est facile de trouver de bonnes raisons pour se recroqueviller sur soi et essayer de se préserver du monde extérieur, de trouver de bonnes raisons de critiquer ceux qui sont contre l'ordre établi.
C'est fou comme c'est facile de dire qu'ils sont pas dans le monde réel, eux...
Pas comme nous hein !, sérieux-respectueux-et-responsables !
Le problème, c'est qu'il y a de plus en plus de "nous" sérieux-respectueux-et-responsables qui se transforment en "eux" nostalgiques et/ou indignés et/ou utopistes.
Il ne reste donc qu'à espérer que ces déçus de la démocratie-telle-qu'on-nous-la-vend-de-plus-en-plus-cher ne soient pas tentés par les sirènes fascisantes et illusoires d'un renouveau national...
vendredi 4 novembre 2011
Nous sommes les 99% !

Appel aux blogueurs et aux journalistes
A partir de vendredi 4 novembre 2011, 17h, nous occuperons le quartier d’affaire de La Défense.
Par leur traitement des différents mouvements de contestation qui ont lieu partout dans le monde, les médias nous indignent de plus en plus ! Comment peuvent-ils traîter des sujets aussi graves et indignants en une petite colonne ou dans un sujet télévisé d’à peine une minute ?
Les questions de la création monétaire, du rôle de la BCE (et de la récente nomination de son nouveau président), de la crise actuelle de la zone euro et de la finance mondiale, de l’illégitimité du G20 et de la précarisation des citoyens (entres autres) sont expédiées et traitées avec fatalité.
Il ne passe pas une journée sans qu’une nouvelle information nous indigne toujours plus. Pour passer pas mal de temps sur le terrain, dans la rue, la population est dans sa très grande majorité tout aussi indignée que nous.
Nous ne sommes pas des utopistes marginaux. De grands noms de l’économie, de la sociologie et des médias (encore trop peu nombreux) soutiennent notre cause et saluent nos actions.
Nous posons alors la question suivante: Pourquoi, les journalistes (dont les emplois sont de plus en plus précarisés et la liberté de ton de plus en plus menacée) ne nous soutiennent pas plus ouvertement ? Nous avons besoin d’eux et de vous, amis blogueurs, pour ouvrir les yeux à la majorité de la population et pour leur montrer que, contrairement à ce qui se dit dans les journaux télévisés, la révolte est bien là, que d’autres solutions sont possibles et proposées.
Nous en avons assez du traitement de nos actions dans les médias. Toujours minimisées, trop peu expliquées et souvent ridiculisées.
Nous en appelons donc aujourd’hui à chacun d’entre vous: que votre blog soit visité par 5, 10, 100 ou 10 000 personnes par jour à relayer notre appel, à diffuser les informations sur l’occupation de la Défense et sur les aberrations du monde dans lequel on vit et que nous voulons changer.
Nous sommes les 99%, nous sommes indignés, nous sommes de plus en plus révoltés, nous ne les laisserons pas nous décourager !
Liens utiles :
http://occupyfrance.org
http://paris.reelledemocratie.com
http://facebook.com/occupyfrance
http://facebook.com/occuponsladefense
http://twitter.com/occupydefense
http://twitter.com/occupyfrance
http://twitter.com/acampadaparis
Et encore :
http://owni.fr/2011/11/03/les-indignes-soccupent-de-la-defense/
jeudi 26 mai 2011
Citation du jour # 12 | Moi, raciste ?
Claude Guéant, dimanche 22 Mai 2011, au Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien :
"Contrairement à ce qu'on dit, l'intégration ne va pas si bien que ça : le quart des étrangers qui ne sont pas d'origine européenne sont au chômage, les deux tiers des échecs scolaires, c'est l'échec d'enfants d'immigrés"
Où le fait d'être Sinistre de l'intérieur n'empêche pas d'être à la fois menteur et haineux...
lundi 23 mai 2011
Démocratie maintenant !

Voici leur manifeste :
Manifeste du collectif du 15 mai (Espagne)
Nous sommes des personnes normales et ordinaires. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, pour travailler ou pour chercher du travail, des personnes qui ont une famille et des amis. Nous travaillons dur tous les jours pour vivre et donner un futur meilleur à ceux qui nous entourent.
Certains d’entre nous se considèrent progressistes, d'autres plus conservateurs. Croyants ou non, avec des idéologies bien définies, ou apolitiques. Cependant nous sommes tous préoccupés et indignés par le contexte politique, économique et social qui nous entoure, par la corruption des politiciens, des chefs d'entreprises, des banquiers… par le manque de défense du citoyen.
Cette situation nuisible au quotidien, peut être changée si nous nous unissons.
Il est temps de se mettre en marche, de construire ensemble une société meilleure. Pour cela nous soutenons fermement ce qui suit :
-Les priorités de toute société avancée doivent être l'égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, l’épanouissement, le bien-être du citoyen.
-Il existe des droits fondamentaux qui devraient être couverts dans ces sociétés tels que le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l'éducation, à la participation à la vie politique, au libre développement personnel ainsi que le droit à la consommation des biens nécessaires pour mener une vie saine et heureuse.
-L'actuel fonctionnement de notre système économique et gouvernemental ne répond pas à ces priorités et représente un obstacle pour le progrès de l'humanité.
- La démocratie part du peuple (dêmos=peuple ; kratos=le pouvoir) et dans cette optique le gouvernement doit naitre du peuple. Toutefois, dans ce pays, la majorité de la classe politique ne nous écoute pas. Alors que ses fonctions devraient être celles de porte- paroles de nos revendications auprès des institutions, en permettant la participation politique des citoyens au moyen de voies directes procurant ainsi un meilleur bénéfice pour l’ensemble de la société, nous assistons à un enrichissement et à leur prospérité à nos dépends.
-Le besoin irrépressible de pouvoir de certains d’entre eux provoque une inégalité, de la crispation et de l'injustice, ce qui conduit à la violence que nous rejetons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et antinaturel bloque la machine sociale et la convertit en une spirale qui se consume en enrichissant quelques-uns et en plongeant dans la pauvreté et la pénurie les autres. Jusqu'à l'effondrement.
-La volonté et la finalité du système est l'accumulation d'argent, la plaçant au-dessus de l'efficacité et le bien-être de la société. En gaspillant des ressources, détruisant la planète, produisant du chômage et des consommateurs malheureux. -les citoyens font partie de l’engrenage d'une machine destinée à enrichir une minorité qui ignore tout de nos besoins. Nous sommes anonymes, mais sans nous, rien de ceci n’existerait parce que nous faisons bouger le monde.
-Si comme société nous apprenons à ne pas confier notre futur à une rentabilité économique abstraite qui n'est jamais favorable à la majorité, nous pourrons éliminer les abus et les manques que nous souffrons tous.
Une Révolution Morale est nécessaire. Nous avons mis l'argent au-dessus de l'Être Humain alors que nous devrions le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, non des produits de marché.
Je ne suis pas seulement ce que j'achète, pourquoi et à qui je l’achète. Pour tout ce qui précède, je suis indigné. Je crois que je peux le changer. Je crois que je peux aider. Je sais qu'unis nous pouvons.
Sort avec nous. C'est ton droit.
Traduction tirée de Agora Vox
mardi 7 septembre 2010
Au pays des aveugles, le borgne est roi

Il m'est agréable de voir qu'il existe au Portugal des gens capables de discerner l'esprit fondamentalement humaniste du gouvernement Sarkozy... (cf traduction ci-après) Cela dit, il faut certes rendre au borgne ce qui appartient au borgne, mais il ne faut pas oublier qu'entre l'original frontnationaliste et la presque parfaite copie umpiste, il y a eu tout un éventail de copies plus ou moins pâles, où la "gauche" et les médias ont joué leur rôle sans peur mais non sans reproches. Je vous renvoie en particulier au Dictionnaire de la lepénisation des esprits de Pierre Tévanian et Sylvie Tissot ou, si manque de temps, à un de leurs articles sur ce sujet.

"
La racaille à l'Elysée
Quand la crise sévit, les hommes dangereux se révèlent. Et si la première cible de Sarkozy fut la communauté des Roms, juste après sont venus les immigrés pauvres (il avait déjà prêté une certaine attention aux musulmans).
La France expulsera les étrangers ayant des difficultés pour subvenir à leurs besoins, les traitant ainsi comme des matériaux jetables. Les autres mesures de ce pack "Front National" sont la possibilité de retirer la nationalité à ceux qui, n'étant pas nés en France, menacent l'intégrité des membres des forces de police, et celle d'empêcher les mineurs nés en France de parents étrangers d'obtenir la nationalité s'ils sont condamnés à une peine de prison.
Sarkozy a décidé, en temps de crise, de se concentrer sur les immigrés et les pauvres. Le refrain date de Le Pen : la France aux Français. Les immigrés ont fait leur travail, maintenant que la situation est difficile ils peuvent repartir vers leur pays de provenance.
Sarkozy a également créé un nouveau type de citoyen : le Français "à terme". Même avec la nationalité française, il ne lui sera pas appliqué la même loi qu'aux autres, il aura une peine supplémentaire. La nationalité ne lui est pas, en réalité, donnée, mais prêtée. Quant aux enfants d'étrangers nés en France, c'est encore plus grave : ils paieront le prix de ne pas avoir le sang pur et pourront, dans la pratique, être expulsés vers un pays que beaucoup ne connaissent même pas.
Les expulsions de Roms européens et la nouvelle politique de l'immigration et de la nationalité ne laissent aucun doute : la réponse de Sarkozy à la crise est la lepénisation de la politique française. L'agenda est évident : musulmans, roms, immigrés, naturalisés. Cet agenda est cohérent et politiquement efficace pour éloigner l'attention des véritables responsables de cette crise.
Ne s'émeuvent que ceux qui n'ont pas été attentifs à ce monsieur quand, lors d'une campagne électorale, passant par la banlieue parisienne, il traita de "racaille" ceux qui le contestaient. Mais la véritable "racaille" politique, qui utilise la haine et le racisme pour ses propres intérêts durant la crise, est au pouvoir. Et elle menace de s'étendre comme un virus à travers l'Europe.
On sait que les mauvais moments économiques réveillent les pires fantômes. Ils sont là. Le Pen, tu es dispensé. L'un des tiens est déjà à l'Elysée.
(traduction libre d'un article de Daniel Oliveira du blog Arrastão, publié dans la version online du quotidien Publico)
jeudi 22 juillet 2010
Pas de justice ? Pas de paix !

Pierre Tévanian écrivait le 25 juin au sujet du procès des "cinq de Villiers-le-Bel" :
"Il faut le répéter inlassablement : quel que soit le « profil » plus ou moins sympathique – et gageons qu’il le sera plutôt moins que plus – que les « experts » s’appliqueront à construire des accusés à l’occasion de ce procès, quelles que soient les présomptions sur leur éventuelle implication dans des faits répréhensibles, quelle que soit l’intime conviction des policiers – et des magistrats ou des jurés qui s’en veulent solidaires – sur une éventuelle intention de tuer, la règle de droit impose, en l’absence de preuves établissant leur implication d’une part et l’existence d’une intention de tuer d’autre part, la primauté d’une autre présomption : la présomption d’innocence.
C’est tout cela qui demeure singulièrement absent dans la manière dont le procès a été construit politiquement par le président Sarkozy, dans la manière dont la procureure en évoque l’instruction, dans la manière dont un journaliste du Monde préjuge de l’intention de tuer – et dans la quasi-absence de vigilance et de mobilisation associative et politique que tout cela suscite. Et si rien dans le déroulement du procès et la délibération du jury ne vient suffisamment enrayer cette sinistre dynamique, c’est bel et bien un lynchage qui aura eu lieu, simplement paré d’un decorum « rationnel » et « institutionnel » qui le rendrait encore plus abject."
Depuis :
"Le procès de Villiers-le-Bel a eu lieu du 21 juin au 4 juillet à la Cour d’Assises du Tribunal de Pontoise, sans que cette logique ne soit enrayée : Abderhamane Kamara et Adama Kamara ont été condamnés à 15 et 12 ans de prison, Ibrahima Sow à 9 ans. Mara Kanté et Samuel Lambalamba ont été condamnés à 3 ans pour détention d’arme."
Lire également sur ce sujet l'article d'Ornella Guyet sur Basta!, "Villiers-le-Bel : un procès stalinien contre les jeunes de banlieue", d'où est tirée la photo utilisée ci-dessus.
Où l'on ne peut s'empêcher de constater que la "justice", en France, devient un concept de plus en plus abstrait pour une part croissante de la population.
dimanche 2 mai 2010
Démocratie ?
La population de ces deux pays va devoir "payer la crise".
Profits, profits, profits. Toujours plus...
Elles n'ont plus peur de rien, nos élites économico-politiques : le système déconne à pleins tubes, pas grave, ils continuent à se gaver de fric, les gouvernements leur font des prêts d'amis, et l'argent qu'ils multiplient comme des petits pains virtuels, cet argent il est volé aux populations par les gouvernements qui leur sucrent petit à petit tous leurs droits sociaux et tous leurs service publics.
En résumé, pour eux t'es qu'une machine qui doit produire leurs profits. Et si t'es pas content, démerde toi ! Et si tu la ramènes trop, va voir en prison si j'y suis !
Jusqu'à quand les laissera-t-on se foutre de notre gueule à ce point ?
jeudi 28 mai 2009
"Ce qui nous arrive, à mes camarades et à moi, vous arrive aussi bien"

Un train lancé à grande vitesse, bientôt le mur, et le big-bang libérateur ?
C'est l'image qui me vient à l'esprit en lisant la réponse de Julien Coupat, "terroriste", aux questions du Monde du 25 mai 2009.
Tout lien avec mon post du 24 mai dernier, "Belle Vue", le Portugal en émeutes, est évidemment indépendant de ma volonté.
Extraits :
"Le flou qui entoure la qualification de "terrorisme", l'impossibilité manifeste de le définir ne tiennent pas à quelque provisoire lacune de la législation française : ils sont au principe de cette chose que l'on peut, elle, très bien définir : l'antiterrorisme dont ils forment plutôt la condition de fonctionnement. L'antiterrorisme est une technique de gouvernement qui plonge ses racines dans le vieil art de la contre-insurrection, de la guerre dite "psychologique", pour rester poli.
L'antiterrorisme, contrairement à ce que voudrait insinuer le terme, n'est pas un moyen de lutter contre le terrorisme, c'est la méthode par quoi l'on produit, positivement, l'ennemi politique en tant que terroriste. Il s'agit, par tout un luxe de provocations, d'infiltrations, de surveillance, d'intimidation et de propagande, par toute une science de la manipulation médiatique, de l'"action psychologique", de la fabrication de preuves et de crimes, par la fusion aussi du policier et du judiciaire, d'anéantir la "menace subversive" en associant, au sein de la population, l'ennemi intérieur, l'ennemi politique à l'affect de la terreur.
[...]Le partage ne passe donc pas, comme le voudrait la fiction judiciaire, entre le légal et l'illégal, entre les innocents et les criminels, mais entre les criminels que l'on juge opportun de poursuivre et ceux qu'on laisse en paix comme le requiert la police générale de la société. La race des innocents est éteinte depuis longtemps, et la peine n'est pas à ce à quoi vous condamne la justice : la peine, c'est la justice elle-même, il n'est donc pas question pour mes camarades et moi de "clamer notre innocence", ainsi que la presse s'est rituellement laissée aller à l'écrire, mais de mettre en déroute l'hasardeuse offensive politique que constitue toute cette infecte procédure.
[…]
Détrompez-vous : ce qui nous arrive, à mes camarades et à moi, vous arrive aussi bien.
[…]
La révolte a des conditions, elle n'a pas de cause. Combien faut-il de ministères de l'Identité nationale, de licenciements à la mode Continental, de rafles de sans-papiers ou d'opposants politiques, de gamins bousillés par la police dans les banlieues, ou de ministres menaçant de priver de diplôme ceux qui osent encore occuper leur fac, pour décider qu'un tel régime, même installé par un plébiscite aux apparences démocratiques, n'a aucun titre à exister et mérite seulement d'être mis à bas ? C'est une affaire de sensibilité.
La servitude est l'intolérable qui peut être infiniment tolérée. Parce que c'est une affaire de sensibilité et que cette sensibilité-là est immédiatement politique (non en ce qu'elle se demande "pour qui vais-je voter ?", mais "mon existence est-elle compatible avec cela ?"), c'est pour le pouvoir une question d'anesthésie à quoi il répond par l'administration de doses sans cesse plus massives de divertissement, de peur et de bêtise. Et là où l'anesthésie n'opère plus, cet ordre qui a réuni contre lui toutes les raisons de se révolter tente de nous en dissuader par une petite terreur ajustée.
Nous ne sommes, mes camarades et moi, qu'une variable de cet ajustement-là. On nous suspecte comme tant d'autres, comme tant de "jeunes", comme tant de "bandes", de nous désolidariser d'un monde qui s'effondre. Sur ce seul point, on ne ment pas. Heureusement, le ramassis d'escrocs, d'imposteurs, d'industriels, de financiers et de filles, toute cette cour de Mazarin sous neuroleptiques, de Louis Napoléon en version Disney, de Fouché du dimanche qui pour l'heure tient le pays, manque du plus élémentaire sens dialectique. Chaque pas qu'ils font vers le contrôle de tout les rapproche de leur perte. Chaque nouvelle "victoire" dont ils se flattent répand un peu plus vastement le désir de les voir à leur tour vaincus. Chaque manœuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d'autres termes : la situation est excellente. Ce n'est pas le moment de perdre courage."
vendredi 27 mars 2009
L'Etat contre l'Education
Les occupants ont rédigé un Appel et voté la poursuite de la grève.Depuis, la Sorbonne a été évacuée.
Il reste que cet appel montre la détermination des universitaires qui devrait s'étendre à l'ensemble de l'Ecole publique de la Maternelle à l'Université... Dans le primaire par exemple, les "désobéisseurs" comme Alain Réfalo, qui, parmi les premiers, avait refusé d'obéir et d'appliquer des réformes qu'il juge incompatibles avec sa conscience, est depuis, comme beaucoup d'autres dans le même cas, sujet à des sanctions. Il vient d'envoyer une nouvelle lettre à sa hiérarchie.
Ces contre-réformes et la marche forcée de leur application, l'attaque généralisée contre les services publics dans leur ensemble, l'accompagnement sournois de la crise économique et de ses cortèges de licenciements, la répression qui les accompagne démontrent la mise en place d'une république autoritaire, d'un Etat policier, qui tourne le dos à la démocratie, au dialogue social, au respect des individus, une république très éloignée de la liberté de laquelle prétendent se réclamer le gouvernement et le président.
samedi 7 février 2009
Résister à la bêtise !
Or, l'éducation publique est livrée peu à peu aux intérêts privés, où ce qui compte est "l'efficacité", le rendement et le fric. Au Portugal ou en France.
Il est donc plus qu'important, vital, de résister aux "réformes" actuelles dans l'éducation, du primaire au supérieur.
Je vous livre donc la conclusion d'un article de Vincent Jouve, enseignant-chercheur en littérature, article où il détruit 3 faux arguments portés contre le mouvement de grève des enseignants-chercheurs :
"La protestation des universitaires était à l’origine un mouvement catégoriel fondé sur une indignation légitime mais qui, a priori, ne concernait que le monde des enseignants-chercheurs. Le mépris affiché par le gouvernement et les provocations incessantes du président de la république sont en train d’en transformer la nature. L’accumulation de déclarations mensongères, s’ajoutant à la logique d’un décret présentant l’enseignement comme une punition, fait du mouvement des universitaires bien plus qu’un combat catégoriel: une résistance à la vulgarité, à la démagogie et, pour tout dire, à la bêtise."
jeudi 29 janvier 2009
Stop !
J'ai attendu 2h place de la Bastille avant de démarrer, le début de la manif était déjà arrivée à Opéra.
Les Français sont de plus en plus conscients que ce gouvernement les prend pour des cons.
dimanche 18 janvier 2009
Changer le monde en musique ?
"Proudhon revendique l’autogestion – l’affirmation de la liberté de l’homme par l’homme – comme méthode positive, qui associe un travaillisme pragmatique (réalisation de l’homme par l’homme grâce au travail social), un justicialisme idéo-réaliste (idéalisation de l’homme par l’homme par la réalisation d’une justice sociale) et un fédéralisme autogestionnaire (libération de l’homme par le pluralisme social). C’est sur ces trois principes que s’appuient ses théories." (Bnf)

Et Rosa Luxemburg est morte il y a 90 ans le 15 janvier également :
"Rosa-la Rouge aussi a disparu
Le lieu où repose son corps est inconnu.
Elle avait dit aux pauvres la vérité
Et pour cela les riches l’ont exécutée."
Bertolt Brecht (1919)

Cela fait beaucoup d'anniversaires de révolutionnaires pour ne pas évoquer leur mémoire, surtout que sort au cinéma le film de Soderbergh sur le Che.
Pour la peine, voici un clip volé à Bandeira negra, qui lui-même l'avait volé à Arrastão.
Pour une révolution en musique ?
Volez-le vous aussi !
mercredi 7 janvier 2009
Hypocrisie sanglante
Je me fais donc l'écho de ce bouillonnement en vous incitant à lire (si vous le pouvez, c'est en portugais...) le texte suivant du journaliste portugais José Goulão, l'un des meilleurs connaisseurs du Moyen-Orient au Portugal.
"Altos responsáveis de países que se consideram faróis da «civilização» multiplicam apelos à «contenção» e ao «cessar-fogo» em Gaza, como quem procura assim cumprir uma obrigação perante o «agravamento da crise» no Médio Oriente. A hipocrisia de presidentes, ministros, diplomatas ou porta-vozes é tão óbvia como de costume, mas ainda consegue ser chocante tendo em consideração a tragédia que vitima mais de um milhão de meio de pessoas amontoadas num pequeno território inóspito aferrolhado entre Israel, o Egipto e o Mediterrâneo."
[...]
A lire en entier sur Le Monde Diplomatique - Portugal
mardi 30 décembre 2008
Gaza
Mais celui-ci résonne d'une manière particulière, même au Portugal.
Moi, j'ai tendance à voir l'état d'Israël, malgré tout, comme l'agresseur et les Palestiniens comme les agressés.
This massive destruction of Palestinian life will not protect the citizens of Israel. It is illegal and immoral and should be condemned in the strongest possible terms. And it threatens to ignite the West Bank and add flames to the other fires burning in the Middle East and beyond for years to come. (Tiré de Jewish Voice for Peace)
La grande question reste cependant : comment trouver une solution maintenant ?
Voici donc un extrait d'un article du Monde diplomatique. A lire, et lire d'autres choses, évidemment.
"Il est intéressant de noter que les commentateurs israéliens, comme la plupart des commentateurs de la presse occidentale, omettent de signaler la raison la plus importante de l’échec du cessez-le-feu de six mois, qui a duré du 19 juin au 19 décembre. Comme nous l’a confirmé Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Hamas la semaine dernière, l’accord comprenait, outre le cessez-le-feu, la levée du blocus de Gaza et un engagement de l’Egypte d’ouvrir le passage de Rafah. Or, non seulement Israël a violé l’accord de cessez-le-feu en lançant une attaque qui a tué plusieurs personnes le 4 novembre, mais les points de passage n’ont été rouverts que très partiellement, et le blocus s’est même renforcé ces dernières semaines. La population, qui était largement favorable à l’accord en juin, exige aujourd’hui une clarification : ou la guerre, ou l’ouverture inconditionnelle des points de passage et l’arrêt du chantage permanent qui permet à Israël d’affamer à petit feu (et de priver de soins) la population.
[...]
Au-delà du blocus, il faut rappeler que :
le refus de la communauté internationale de reconnaître le résultat des élections législatives de janvier 2006, qui ont vu la victoire des candidats du Hamas, a contribué à l’escalade israélienne ; ainsi que le refus d’entériner réellement l’accord de la Mecque entre le Fatah et le Hamas ;
l’Union européenne et la France en particulier, quelles que soient leurs prises de position, encouragent concrètement la politique israélienne, notamment en récompensant Israël par le rehaussement des relations entre Israël et l’Union européenne, malgré les violations répétées par Israël de tous ses engagements (diminution du nombre de check-points, démantèlement des colonies « illégales », etc.)
enfin, rappelons cette vérité d’évidence trop souvent occultée : la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est sont maintenant occupés depuis plus de quarante ans. C’est cette occupation qui est la source de toutes les violences au Proche-Orient." (Extrait tiré de "Gaza, choc et effroi")