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lundi 3 décembre 2012

Ton bonheur malgré toi !

Mauricio Lima for The New York Times
Le site internet du New York Times a publié une galerie photo sur la société portugaise d'aujourd'hui. Le titre du reportage : "Le Portugal adopte un autre budget austère".

Il y a quelques jours, ce sont les Inrocks qui ont publié un reportage intitulé : "Portugal : la valise ou la misère". Ils ont été plus de 150 000 Portugais à émigrer en 2011.

Aujourd'hui, c'est le quotidien Publico qui titre : "Plus de la moitié de la population active est précaire ou au chômage".

Comment ne pas enRAGEr ?...
Le 14 novembre dernier à Lisbonne, avant que la Police ne charge brutalement la foule et les passants, et n'arrête plus d'une centaine de personnes qu'elle traitera de manière à ce que l'on n'oublie pas que le gouvernement actuel est bien ce qu'il paraît être : un mélange d'incompétence, d'hypocrisie à peine masquée, de corruption et d'intégrisme troikien qui n'en a rien à faire des Portugais.

samedi 28 avril 2012

Le peuple uni jamais ne sera vaincu ?



Chanson emblématique des Chiliens dans leur lutte, "El pueblo unido jamas sera vencido" est chantée ici par Luís Cília accompagné par les Quilapayun, auteurs de la chanson alors exilés en France (1974).
C'était l'une des chansons emblématiques de la Révolution des oeillets.

Question : ce fameux peuple, c'est quand qu'il s'unit ?

Luís Cília | A má reputação

lundi 26 décembre 2011

Qui sème la misère, récolte la tempête ?

L'année prochaine, grâce aux réformes faites pour leur bien, les Portugais devront travailler 23 jours de plus pour le même salaire. Et ceux qui n'auront pas de travail verront leur indemnité de chômage tronçonnée.
Pour cette année belle année 2012 qui se profile, il était donc temps de (enfin) publier ici la Ballade du vent qui passe [Trova do vento que passa] de Manuel Alegre, chantée entre autres par Adriano Correia de Oliveira :

"Mesmo na noite mais triste
em tempo de servidão
há sempre alguém que resiste
há sempre alguém que diz não."

"Même dans la nuit la plus triste

en temps de servitude
il y a toujours quelqu'un qui résiste
il y a toujours quelqu'un qui dit non."

mercredi 25 mai 2011

Génération "moi je n'en peux plus !"

C'était le 12 mars dernier :



...l'une des plus grandes manifestations de ces dernières années organisée par la "geração à rasca" [génération fauchée]...



...qui a rassemblé près de 500 000 manifestants dans tout le Portugal...





...avec une chanson en bandoulière : Parva que sou [Quelle conne je suis], du groupe Deolinda :



Je suis de la génération sans rémunération
Et elle ne me dérange pas, cette condition
Quelle conne je suis !

Parce que ça va mal et ça va continuer
C'est déjà une chance de trouver un stage
Quelle conne je suis !

Et je me mets à penser
Quel monde si con
Où, pour être esclave, il faut étudier

Je suis de la génération “chez papa-maman”
Si j’ai déjà tout, pourquoi vouloir plus ?
Quelle conne je suis !

Enfants, mari, je repousse sans cesse
Et j’ai encore la voiture à payer
Quelle conne je suis !

Et je me mets à penser
Quel monde si con
Où, pour être esclave, il faut étudier

Je suis de la génération “pourquoi me plaindre”
Il y a bien pire que moi à la télé
Quelle conne je suis !

Je suis de la génération “moi je n’en peux plus !”
Cette situation dure depuis trop longtemps,
Et conne, je ne le suis pas !

Et je me met à penser
Quel monde si con
Où, pour être esclave, il faut étudier...

Quel monde si con,
Où pour être esclave, il faut étudier...

Témoignage :

"Les 12 et 13 mars, Bruno et moi on était à Lisbonne pour la manifestation contre la précarité de la « Geracao rasca », qui s’est avérée être, de façon totalement imprévue et improvisée, la plus grosse manif qu’ait connu le Portugal depuis la révolution des œillets de 1974. C’était incroyable, saisissant, ahurissant, motivant, bref un truc de malade. D’autant plus qu’on était vraiment au cœur de l’aventure, étant donné qu’on était logé chez les jeunes précaires qui ont déclenché la mobilisation. Il y en aurait des pages à écrire, je voulais au départ vous faire un compte-rendu rapide, mais il y a pas mal de choses à dire donc je n’ai qu’à moitié réussi…

Donc au départ, 4 jeunes diplômés précaires sont à l’origine de ce mouvement. Il y a un mois, en pleine galère de recherche de boulot, dégoutés de n’avoir que le choix entre chômage et sous-contrat de travail, ils rédigent le « manifeste de la Geracao a Rasca » et lancent un appel sur Facebook pour une manifestation le 12 mars.

« Geracao a rasca », c’est le terme qu’on trouvé Paula et ses potes pour parler de la génération précaire. Il y a plusieurs façons de traduire : génération à l’arrache, aux abois, dans la mouise, fauchée, etc. Une façon de désigner tous ces jeunes et moins jeunes, diplômés ou non, pour qui le contrat de travail de base avec la sécurité sociale qui lui est associée est devenu quelque chose de complètement inaccessible. La majorité des jeunes portugais gagnent en moyenne 500 euros et sont payés via des « reçus verts ». A l’origine créés pour permettre un complément de revenu et pour payer les travailleurs indépendants, les reçus verts sont un moyen de paiement du travail à la tâche qui ne donnent pas droit à la protection sociale (chômage, retraite, maladie, etc.). Et aujourd’hui, les entreprises et les services publics embauchent la plupart des gens avec des reçus verts plutôt qu’avec un contrat de travail salarié. Du coup, c’est toute une génération qui se retrouve précarisée, sans protection sociale. Et ce phénomène concerne de plus en plus souvent leurs parents et leurs grands-parents. Les entreprises qui embauchaient en cdd ou en interim préfèrent désormais avoir recours aux reçus verts (ça coûte moins cher), et les retraités ont recours aux boulots en « reçus verts » pour compléter leurs revenus. Ainsi, j’y reviendrai, il est clair que le mouvement de la génération précaire portugaise va bien au-delà du combat d’une classe d’âge et qu’il y a une forte solidarité intergénérationnelle dans cette lutte : comme ici en France, on précarise d’abord les jeunes pour tirer vers le bas l’ensemble de la population."

Lire la suite sur le site de "Génération Précaire"

Voir également un article du Courrier international

dimanche 3 mai 2009

samedi 28 mars 2009

Cão de morte

Et un dernier ptit tour du jour dans les années 2000 avec le groupe "Mão morta".

Qui a dit que le rock portugais n'existe pas ?

Videomaria

Après les années 80, un ptit tour dans les années 90 avec le groupe GNR

Paixão

Un ptit retour dans les années 80 portugaises, avec le groupe "Heróis do Mar"

samedi 28 février 2009

Buraka Som Sistema

Ils passaient à Paris le 27 février...
Buraka Som Sistema incarnent le « nouveau son » de Lisbonne. Nés de la rencontre entre les Portugais Lil’Jon et Riot et le producteur angolais Conductor. S’y ajoutent les voix des MCs Petty et Kalaf.

Leurs influences musicales sont diverses mais sont surtout tournées vers le Kuduro, une dance music apparue dans les années 90 en Angola et équivalent africain de son cousin brésilien Baile funk.

Extraits...




mercredi 21 janvier 2009

João Aguardela

Ici en France, loin du Portugal, je n'en avais jamais entendu parler. Il a fallu qu'il disparaisse pour que je le connaisse... João Aguardela est mort le 18 janvier à 39 ans.



In memoriam :



jeudi 15 janvier 2009

"C’est pas nous qui sommes à la rue, c’est La Rue Kétanou »

"São loucas", une chanson de La Rue Kétanou, qui parle de... Lisbonne, et de saudade aussi, pas très original, certes, mais jolie, très jolie chanson, par un groupe français qui plus est, alors, pour le plaisir, on s'l'écoute ?

"Elle pleure son marin
Son marin n'est pas le sien
Elle dit que les vagues sont folles
Elle dit que les vagues sont folles
Quand elle chante le fado
Son chant est un oiseau
Un oiseau qui s'envole
Un oiseau qui s'envole
"
...


Découvrez La Rue Kétanou!


Ils font de chouettes chansons, ils aiment Lisbonne et en plus ils chantent contre l'immigration jetable : "Y'a des cigales dans la fourmillère, et vous ne pouvez rien y faire..."


Voir tous les Clips La Rue Kétanou

mercredi 14 janvier 2009

C'est pour demain !

"É P'Ra Amanhã", une chanson de António Joaquim Rodrigues Ribeiro connu comme António Variações.

"Foi mais um dia e tu nada fizeste
Um dia a mais tu pensas que nao faz mal
Vem outro dia e tudo se repete
E vais deixando ficar tudo igual"

"Encore un jour et tu n'as rien fait
Un jour de plus tu penses ce n'est rien
Vient un autre jour et tout se répète
Et tu continues à ne rien changer"




Et encore pour demain, demain, toujours demain, une chanson des Fabulous Trobadors :

"Demain c'est la terre promise
Demain c'est là le paradis
Demain oh demain s'éternise
Demain décourage aujourd'hui
"

lundi 5 janvier 2009

Mourir la belle affaire, mais vieillir...

"Mourir, cela n'est rien
Mourir, la belle affaire !
Mais vieillir… Oh ! vieillir"
(Jacques Brel, Vieillir)


Une étude révèle que presque 2 millions de retraités portugais (3/4 du nombre total des retraités) vivent avec moins de 400€ par mois, c'est-à-dire moins que le salaire minimum national qui plafonne allègrement aujourd'hui à 426€.
Certains ont peu cotisé tout au long de leur vie (agriculteurs), d'autres ont cotisé normalement mais leurs salaires étaient si peu élevés que le montant de leur pension de retraite est faible.
Si on mesurait la valeur d'une société à la manière dont elle traite ses anciens...

Et puisque j'ai cité Brel :

jeudi 1 janvier 2009

Solidão

Pour ce début d'année 2009, un fado écrit par David Mourão-Ferreira, "Solidão", et chanté par Amalia Rodrigues.
Solidão, en portugais, veut dire solitude. Un Français qui lirait ce mot y verrait, lui, peut-être, quelque chose proche de solida(rité)...
Spéciale dédicace aux habitants de Gaza, à la fois bien seuls et abandonnés par les décideurs de la planète mais aussi l'objet de bien des solidarités manifestées à travers le monde réel et virtuel.



Solidão de quem tremeu
A tentação do céu
E dos encantos, o que o céu me deu
Serei bem eu
Sob este véu de pranto

Sem saber se choro algum pecado
A tremer, imploro o céu fechado
Triste amor, o amor de alguém
Quando outro amor se tem
Abandonado, e não me abandonei
Por mim, ninguém
Já se detém na estrada

lundi 15 décembre 2008

Lisbon Story

Envies de Lisbonne en ce moment.
Vous connaissez Lisbon story de Wim Wenders ?