Affichage des articles dont le libellé est Cinéma. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cinéma. Afficher tous les articles

mardi 27 avril 2010

Qui est Ricardo ?

PIDE ? ça vous dit rien ?
Regardez le film de José Barahona (35 min, en portugais sans sous-titres) :



Où la torture est bien une pratique universelle et sans frontières, humaine donc, trop humaine.

jeudi 22 avril 2010

Le camp de la mort lente


Un documentaire sort sur les écrans portugais à l'occasion du festival du film indépendant de Lisbonne IndieLisboa avec des entretiens d'anciens prisonniers du camp d'internement salazariste de Tarrafal au Cap-Vert :
"Tarrafal - Memórias do Campo da Morte Lenta", réalisé par Diana Andringa.

Si vous êtes dans le coin...

mardi 26 mai 2009

3 réalisateurs à suivre, 3 films à voir



"On n’a peut-être pas vu de film aussi inventif que Canção de amor e saúde, du Portugais João Nicolau. Proche de Miguel Gomes, Nicolau possède déjà la truculence d’un Monteiro plein de férocité ou d’un Moullet tartiné au désespoir. Canção est son deuxième court métrage. Cela fait donc deux fois qu’il nous fait le coup : on est face à son cinéma comme des gosses, on hallucine, on se dit qu’il est très très fort, mais on n’a toujours pas compris comment il fait." (Libération)

"Et s’il pourrait pourtant s’en tenir à la brillance fauve d’une écriture à la sentimentalité détachée souvent bouleversante, Chanson d’amour et de bonne santé expérimente, essaie beaucoup, et à mesure qu’y prolifère la tentative du coup d’éclat tranquille, le film de Nicolau embrasse avec superbe dans sa constance le risque d’éblouir à chaque fois." (Les Inrocks)

Ci-dessous une longue interview avec João Nicolau lors de la présentation de son premier court-métrage, Rapace, à Cannes en 2006 :



Synopsis de Rapace :

Après avoir obtenu son diplôme de maîtrise, Hugo se repose la tête d’avoir lu sans relâche des textes d’auteurs inconnus. Sa seule compagnie est Luisa, la femme de ménage, avec qui il joue au chat et à la souris. Pour éviter de se ramollir, Hugo exerce sa veine lyrique en écrivant avec son ami Manuel des chansons sur leur voisinage. Leur dilettantisme tranquille est perturbé par Catarina, une jeune et belle traductrice qui se lance dans la vie professionnelle en free-lance. Hugo est mordu et tremblant. Haut dans le ciel, un faucon crécerelle plane. Ce n’est pas le seul rapace à savoir le faire.

Quant à Miguel Gomes, son dernier film, apparemment superbe, Ce cher mois d'août, sort en juin en salles à Paris.



Et enfin João Pedro Rodrigues :

"Le rire n’est pas le seul propre de l’homme. Ce qui caractérise aussi l’humain, c’est le besoin archaïque, moderne, éternel qu’on lui parle de sa sexualité. De toutes ses sexualités. C’est pourquoi des histoires de cul peuvent retenir des salles entières et le cinéma dit pornographique suspendre les audiences dans le propre mystère de leur condition. Depuis qu’il s’est lancé dans le cinéma, c’est tout le programme de João Pedro Rodrigues qui, après O Fantasma et Odete, nous livre avec Mourir comme un homme le chant élégiaque d’une tradition qu’on pouvait craindre perdue : la beauté, la grandeur, la noblesse du travelo." (Libération)

mardi 31 mars 2009

Extrait du jour #4 | João Botelho | Tráfico



Une comédie au second degré, limite trop ?, mais João Botelho est très fort, c'est rythmé, les personnages et l'image soignée accrochent le regard et le sourire. Bienvenue dans le monde décalé de João Botelho, réalisateur portugais à suivre donc.

La bande-annonce du film :

dimanche 15 février 2009

Les gens des baraques



C'était en 1970 : Robert Bozzi filmait les bidonvilles aux portes de Paris. Les taudis envahissaient des terrains vagues - sans confort ni hygiène - au fur à mesure que les immigrés, pour la plupart portugais, affluaient vers la capitale. En 2005, décidé à retrouver quelques gens des baraques et à retracer leur parcours, Robert Bozzi se lance dans une quête du passé et se penche sur la question de l'immigration portugaise en France.




Photos du film
Acheter le film

lundi 15 décembre 2008

Lisbon Story

Envies de Lisbonne en ce moment.
Vous connaissez Lisbon story de Wim Wenders ?

mardi 9 décembre 2008

Extrait du jour #0 | Pedro Costa | Ossos

Film de 1997 vu hier en Dvd, depuis le temps qu'il était sur ma liste d'attente...

Tina vient d'accoucher. Elle essaye de se suicider avec son bébé chez elle dans la "favela" de Cap-verdiens de Fontainhas, à Lisbonne. Le père rentre, part avec le bébé pour essayer de le vendre. Clotilde, voisine et amie de Tina, essaye d'aider cette dernière à (sur)vivre. ça ne marche pas vraiment : plusieurs fois elle tente de se suicider, encore, mais elle n'y arrive pas. Son corps résiste.
Et il y a l'infirmière, Eduarda, qui fume comme un pompier, qui aide le père, le bébé, la mère, et elle ?... Les corps des personnages de ce film résistent. Fantômes, morts-vivants, robots, androgynes, (presque) muets, translucides, marqués, tristes, à la marge, invisibles, ils parlent avec leur démarche, leurs postures, leurs regards. Deux sourires seulement, à la fin.
De nombreux "portraits" des personnages : caméra fixe, ils nous regardent.

Impossible d'échapper à leurs regards et donc au nôtre, impossible d'échapper à la gifle qui nous est destinée : "qu'est-ce qu'il veut dire le réalisateur ? elle, c'est un homme ou une femme ? putain c'est beau ! c'est sombre mais ça brille ! on dirait un documentaire, mais on sait pas grand chose finalement ! y'a pas d'histoire vraiment dans ce film, mais on est quand même attachés aux personnages ! ils sont pas comme moi ces gens, ils réagissent pas pareil ! qu'est-ce qu'ils cherchent finalement ? etc. etc."

etc.



Et tout ça c'est au Portugal que ça se passe.

Quelques mots de Pedro Costa, le réalisateur :

"Je n'arrête pas de penser à cette idée, qui me parait juste en ce qui concerne les films : soit c'est de la poésie soit c'est de la politique. Et moi je veux la politique car on ne peut qu'être politique. Et ce qui importe est de ne surtout pas être dans l'urgence. Il faut supprimer cette notion d'urgence collée au politique car c'est le contraire de l'amour. C'est là que ça commence. La politique, c'est l'amour. L'amour c'est un rapport aux choses qui doit forcément être différent et si je filme un arbre ou un mur simplement, si je l'aime, ce mur, je ferai en sorte de bien le filmer et de bien le cadrer. Où alors je suis dans la publicité des sentiments et je ne veux pas ça. Je ne vais pas souvent au cinéma à cause de cela. Je me dis que ce n'était pas comme ça avant au cinéma. Je dois être un peu réactionnaire, je ne me sens pas dans le présent, la société a changé, tout est différent. Quand j'étais jeune, je voulais faire des films et changer les choses car le cinéma est un art important. Et les films que j'ai vu me disaient cela. C'était très fort, en sortant de la salle de cinéma, je pouvais courir pendant quatre heures. Un film d'aujourd'hui ne me fait plus cet effet. Je me souviens très bien d'avoir vu Pierrot le fou et de vouloir le vivre avec les copains dans notre vie, le film continuait dans la rue."

Lire toute l'interview : Autour du cinéma de Pedro Costa