mercredi 30 juin 2010

Citation du jour # 11 | E agora José ?

Hurlons, dit le chien. Ce chien, c'est vous, c'est moi, c'est nous tous. Jusqu'alors nous avons parlé, nous nous sommes exprimés sur de multiples sujets sans nous faire véritablement entendre. C'est pourquoi, il faut à présent hausser le ton. Oui, je crois que le temps du hurlement est venu.

José Saramago, La lucidité, 2006.

- 10% pour la culture

Un décret de loi du 18 juin dernier fait une coupe de 10% dans les financements prévus et promis par le Ministère de la Culture.
Conséquences : licenciements et dépôts de bilan des producteurs, dans un secteur où la précarité existante fait que beaucoup ne toucheront pas d'indemnités de chômage.
J'ai une solution provisoire : taxer les revenus des joueurs de foot portugais de la seleção de 10% !
Ronaldo est d'accord, j'ai l'impression :

jeudi 13 mai 2010

Vive la république...


En 1910 est instaurée la 1ère République portugaise.
En 2010, à l'occasion de la visite du pape au Portugal, le gouvernement, républicain, permet aux fonctionnaires de prendre leur journée, payée, pour qu'ils puissent aller à sa rencontre. Ce cher Benoît qui, dans son premier discours, selon Rui Tavares, n'a fait qu'une seule référence à un Portugais : Manuel Cerejeira, feu le cardinal de Salazar. Pendant ce temps, l'alliance gouvernante PS-PSD annonce toute une série de mesures pour satisfaire les exigences du marché. Je vous laisse répondre à la question : qui va payer ? Je me contenterai d'en poser une autre : pourquoi cette propension des Portugais à croire aux miracles ?

dimanche 2 mai 2010

Démocratie ?

L'agence de notation Standard & Poor's a "baissé les notes" de la Grèce et du Portugal...
La population de ces deux pays va devoir "payer la crise".

Profits, profits, profits. Toujours plus...
Elles n'ont plus peur de rien, nos élites économico-politiques : le système déconne à pleins tubes, pas grave, ils continuent à se gaver de fric, les gouvernements leur font des prêts d'amis, et l'argent qu'ils multiplient comme des petits pains virtuels, cet argent il est volé aux populations par les gouvernements qui leur sucrent petit à petit tous leurs droits sociaux et tous leurs service publics.

En résumé, pour eux t'es qu'une machine qui doit produire leurs profits. Et si t'es pas content, démerde toi ! Et si tu la ramènes trop, va voir en prison si j'y suis !

Jusqu'à quand les laissera-t-on se foutre de notre gueule à ce point ?

vendredi 30 avril 2010

En mai fait ce qu'il te plaît



Le 1er mai des précaires portugais rejoindra ensuite la manifestation organisée par la CGTP, histoire de rappeler qu'un précaire n'est rien d'autre qu'un travailleur sans travail fixe.

mercredi 28 avril 2010

Citation du jour # 10 | Il y a toujours quelque chose en nous de corrompu


"Cette sentence est un signal donné à la société portugaise : ce n'est pas la peine de combattre la corruption. Ce pays appartient aux corrupteurs et aux corrompus. C'est le pays que nous méritons, parce que c'est le pays qui correspond à la culture dominante. (...) La majorité de la population étant complaisante avec la corruption, il n'est pas surprenant que certains magistrats le soient également."

Citation de Ricardo Sá Fernandes, avocat et plaignant débouté, frère d'un conseiller municipal de Lisbonne qu'un administrateur de l'entreprise Bragaparques, Domingos Névoa (en photo ci-dessus), a voulu acheter pour 200 000 €. Malgré les enregistrements de conversations entre les intéressés, les juges n'ont pas retenu la charge de corruption.

mardi 27 avril 2010

Qui est Ricardo ?

PIDE ? ça vous dit rien ?
Regardez le film de José Barahona (35 min, en portugais sans sous-titres) :



Où la torture est bien une pratique universelle et sans frontières, humaine donc, trop humaine.

lundi 26 avril 2010

Ecritures luso-descendantes : histoires de femmes ?



Quelques noms entendus ici ou là : Katherine Vaz, américaine, Erika de Vasconcelos, canadienne, et Brigitte Paulino-Neto, française... Trois femmes ayant des ascendants portugais et qui publient dans leur langue qui n'est plus la portugaise.
Il doit bien y avoir des hommes qui traînent aussi. Je chercherai plus tard.
En tout cas, si vous avez l'occasion de lire ces auteures, dites-moi ce que vous en avez pensé, je l'ai pas encore fait, bientôt, sans doute, mais pas encore.

A l'abordage !


Copyright : Michel Puech

Une photo de l'élan du 25 avril 74.
Voir d'autres photos du même auteur ICI.

dimanche 25 avril 2010

Héritages

"Entre autres choses, le 25 avril 1974, la fameuse Révolution des Oeillets, a permis de (re)conquérir : la liberté syndicale, le droit de grève, un salaire minimum, les congés payés, etc.
36 ans plus tard, le Portugal compte près de 2 millions de travailleurs précaires, près de 600 000 chômeurs dont près de la moitié ne perçoit aucune indemnité de chômage, et le volontariat forcé s'est institutionnalisé avec les contrats d'insertion."

Quelques lignes traduites du blog FERVE.