lundi 26 avril 2010

Ecritures luso-descendantes : histoires de femmes ?



Quelques noms entendus ici ou là : Katherine Vaz, américaine, Erika de Vasconcelos, canadienne, et Brigitte Paulino-Neto, française... Trois femmes ayant des ascendants portugais et qui publient dans leur langue qui n'est plus la portugaise.
Il doit bien y avoir des hommes qui traînent aussi. Je chercherai plus tard.
En tout cas, si vous avez l'occasion de lire ces auteures, dites-moi ce que vous en avez pensé, je l'ai pas encore fait, bientôt, sans doute, mais pas encore.

A l'abordage !


Copyright : Michel Puech

Une photo de l'élan du 25 avril 74.
Voir d'autres photos du même auteur ICI.

dimanche 25 avril 2010

Héritages

"Entre autres choses, le 25 avril 1974, la fameuse Révolution des Oeillets, a permis de (re)conquérir : la liberté syndicale, le droit de grève, un salaire minimum, les congés payés, etc.
36 ans plus tard, le Portugal compte près de 2 millions de travailleurs précaires, près de 600 000 chômeurs dont près de la moitié ne perçoit aucune indemnité de chômage, et le volontariat forcé s'est institutionnalisé avec les contrats d'insertion."

Quelques lignes traduites du blog FERVE.

vendredi 23 avril 2010

PTT en France, CTT au Portugal



Privatisation des PTT, en portugais, se dit "privatisation des CTT".
Des sigles un peu différents, mais la même destruction de services publics et suppression de postes de fonctionnaires pour faire des économies sur le dos de la majorité de la population.

Comme quoi, les sigles, faut se méfier : UMP en France, PS au Portugal, en termes postaux, ça veut dire la même chose.

jeudi 22 avril 2010

Le camp de la mort lente


Un documentaire sort sur les écrans portugais à l'occasion du festival du film indépendant de Lisbonne IndieLisboa avec des entretiens d'anciens prisonniers du camp d'internement salazariste de Tarrafal au Cap-Vert :
"Tarrafal - Memórias do Campo da Morte Lenta", réalisé par Diana Andringa.

Si vous êtes dans le coin...

jeudi 4 mars 2010

mercredi 9 septembre 2009

Baisse de rythme

oui oui je sais. pas de post depuis juillet. désolé. je suis débordé en ce moment. il y en a pour quelques mois à un rythme de publication très léger. mais pas de souci, je suis l'affaire, tranquillement. à très bientôt.

samedi 4 juillet 2009

Dommages bloggatéraux


Daniel Luís, doctorant et enseignant à l'Université du Minho (UM), ne verra pas son contrat de travail renouvelé en septembre. Il avait demandé à ce qu'il le soit pour deux ans encore, afin de terminer sa thèse, pratique courante dans cette université, où on n'a jamais fait de difficulté pour renouveler ces contrats à des doctorants.

Alors, que s'est-il passé ?

En décembre 2007, le Département de Sociologie où travaille Daniel Luís considérait que Dissidências, le blog humoristique et satirique tenu par ce dernier donnait une mauvaise image de l'institution. Suite aux pressions, l'enseignant a alors arrêté ses pratiques bloggeuses. Puis, l'affaire ayant été médiatisée, le blog a finalement "réouvert" en mars 2008 suite à l'accord donné par le recteur de l'université. Depuis, cependant, les conditions de travail de Daniel Luis n'étaient pas parfaites, surtout dans les relations avec ses collègues, mais l'enseignant tenait bon.
Le non-renouvellement de son contrat évacue donc le "problème"...

Au fait, son blog faisait la satire de personnalités politiques et de l'église catholique.
De là à dire que le non-renouvellement et le contenu du blog sont liés, il n'y a qu'un petit pas, que je franchis donc : en soutien à Daniel Luis !

mardi 23 juin 2009

Saudade do regresso

La jeune chercheuse Caroline Sordia vient de soutenir brillamment son mémoire de recherche en relations internationales, à l’Ecole Doctorale de Sciences Po, sur le retour dans le parcours migratoire des Portugais en France.

Présentation ci-dessous par Caroline Sordia elle-même :

Près de quarante ans après l'exode massif des Portugais vers la France, il est utile de se pencher à nouveau sur cette expérience marquée par la persistance d'un mythe du retour. Réel ou virtuel, organisé ou rêvé, périodique ou définitif, et peut-être tout cela à la fois, le retour constitue une dimension structurante du parcours migratoire des Portugais de France.

Le retour comme horizon oriente en effet les modalités de départ, de la vie en migration et les bifurcations de trajectoires. Les enjeux politiques, économiques, sociaux, professionnels et culturels qui les traversent donnent à cet horizon une signification différenciée selon les générations, le genre et pour chaque individu. Ce constat évacue le « paradoxe du bon immigré » en rappelant combien la conception traditionnelle de l'intégration est extérieure aux références des migrants eux-mêmes. Il interroge aussi sur la gestion sociale et politique d'une diversité culturelle que la France peine à reconnaître.

S'il est omniprésent dans les discours, le retour effectif demeure très minoritaire « à l'état pur ». Il se décline en une multitude de pratiques de va-et-vient, de séjours périodiques qui permettent tout à la fois d'entretenir et de reporter sine die le projet. Les catégories étanches de l'ici et là-bas se trouvent dès lors brouillées par une spatialité bipolaire, avec toute sa richesse mais aussi toutes les tensions inhérentes à la construction d'un entre-deux.

Enfin, par sa singularité et son inscription dans un contexte institutionnel d'ouverture des frontières au sein de l'espace Schengen, l'expérience portugaise pose une exigence de réversibilité des parcours. La gestion actuelle des migrations, en particulier la crispation de l'Europe vis-à-vis de ses frontières extérieures, révèle ainsi un profond décalage entre politiques menées et stratégies des migrants. Face à une fermeture des frontières qui érige le déplacement en problème émerge peu à peu la revendication d'un droit à la mobilité.

Les entretiens avec les premiers concernés permettent de confirmer, mais surtout de nuancer les hypothèses théoriques. L'enseignement le plus fort reste l'hétérogénéité, la complexité et l'irréductibilité des itinéraires individuels, plaidant pour une approche politique davantage axée sur l'accompagnement des parcours. À l'instar de l'ensemble des droits humains, le droit à la mobilité – qui conjugue droit de partir et droit de rester – repose sur l'exigence d'autonomie et d'autodétermination par chacun de sa propre trajectoire. Davantage que l'expérience concrète, et au-delà de la nécessité de « pouvoir revenir », c'est le sentiment de maîtriser son parcours, d'en choisir (et non subir) les bifurcations qui s'avère central. Le retour ressort ainsi d'une aspiration ontologique à donner du sens au chemin, à la quête partagée d'une place en ce monde.

dimanche 7 juin 2009

Citation du jour #9 | José Régio | Noir cantique



"Não sei para onde vou
Sei que não vou por aí"

"Je ne sais pas où je vais
je sais que je ne vais pas par là
"

Tiré du poème Cântico negro de José Régio. Je reviendrai un jour plus en détail sur ce géant de la littérature portugaise.

La version de Cântico negro de Maria Bethânia :



Une version de Cântico negro en français :